Les tendances technologiques et industrielles dans la fonderie se concentrent fortement sur la transition vers des procédés plus durables, intelligents et performants. Un axe majeur concerne le développement de liants inorganiques “verts”, basés sur des géopolymères ou du silicate de sodium, qui permettent de réduire fortement les émissions polluantes par rapport aux résines organiques traditionnelles. Ces solutions sont particulièrement étudiées pour les noyaux de fonderie, avec pour objectif d’améliorer la recyclabilité et de réduire l’impact environnemental. Les recherches portent également sur l’optimisation des procédés de moulage et de solidification. L’étude des flux de moulage et des conditions de mouillage permet de mieux comprendre les mécanismes de cristallisation et de transfert thermique, essentiels pour améliorer la qualité des pièces en acier. La digitalisation joue un rôle central avec l’essor de l’impression 3D sable (binder jetting), qui révolutionne la fabrication des moules et noyaux en offrant plus de flexibilité et de complexité géométrique. Des technologies de capteurs sans fil et de surveillance en temps réel permettent désormais de suivre les déplacements des noyaux pendant la coulée. L’intelligence artificielle et le machine learning sont également utilisés pour anticiper les défauts de production, en analysant des paramètres multiples comme la composition des alliages, la température ou les conditions de fusion. Cela permet d’améliorer la qualité et de réduire les coûts énergétiques et environnementaux. Enfin, des innovations comme le moulage hybride aluminium-acier et les revêtements spécifiques permettent d’améliorer la résistance mécanique et d’ouvrir de nouvelles applications, notamment dans l’automobile légère. Dans l’ensemble, ces avancées montrent une industrie de la fonderie en pleine transformation, combinant durabilité, automatisation et ingénierie avancée pour répondre aux défis industriels et environnementaux actuels.

